 Passons maintenant aux concerts... Après celui de The Musical Box le 25 mars dernier, on pourra ajouter à ma liste le formidable concert gratuit donné le 6 avril par Taï Phong à Vincennes. Ils en ont depuis redonné deux autres au même endroit, les 7 avril et 1er juin, mais je n'y suis pas allé. Alors tout ça c'était dans un joli petit bar-lounge, j'étais assis au bar à environ deux mètres des instruments... Sur "Fields of Gold", le guitariste invité Michaël Zurita s'est complètement lâché sur la deuxième partie du morceau (le solo de guitare, donc) avec sa guitare posée sur le comptoir, juste à côté de moi. Spectateur privilégié de cet instant magique (oui, c'est bien moi sur la droite), j'aurais pu mourir sur place, mais bon, qui serait resté pour vous pourrir la vie, hein ? Du Taï Phong d'origine, il ne reste désormais plus qu'un seul membre, le co-fondateur Khanh Mai, qui a l'air timide en public et reste très accessible. J'ai eu l'occasion de prendre un pot avec l'auteur d'un livre sur le groupe (il s'agit en fait d'une version longue de la déjà bien copieuse biographie du site officiel), et il m'a appris que Taï Phong cherchait à enregistrer un sixième album mais qu'ils jouaient de malchance depuis quelques années, notamment au niveau des labels et des producteurs. Cette nouvelle formation, rajeunie et qui parie sur une chorale féminine pour changer de style, varie entre le sirupeux et le virtuose de folaïïï. Est-ce que le côté commercial ajouté par dessus suffira à conjurer le sort ? En tout cas moi je veux bien jouer les producteurs hein... Ludovic si tu me lis... C'est toujours valable !  (Et merci pour la photo de Michaël et moi !)  Puis le giga-concert de Roger Waters (ex- Pink Floyd) le 3 mai à Bercy... Un concert à gros budget, avec des effets pyrotechniques, de belles images qui défilent sur grand écran (voir la photo), des cochons volants, une pléthore de chansons marquantes, et un profond ennui les trois quarts du temps pour moi. L'effet "Archive au Zénith" : un concert que l'on sait formidable, mais qui ne nous émeut pas, parce qu'on n'est pas in the mood. Du coup, l'impression d'être passé à côté de quelque chose de formidable. Je ne sais pas, je ne suis peut-être pas fait pour les concerts dans des grandes salles ? Mon prochain concert sera donc dans une petite salle, ou ne sera pas... En tout cas, j'ai déjà acheté mon ticket pour la " journée diversité" de l'Art Rock Festival de Versailles le 7 juillet prochain. Pas pour les prestations de C.A.P ou de Nemo, mais avant tout, bien entendu, pour celle de l'incroyable, du formidable, de l'extraordinaire Arthur Brown. Et tout ça dans une petite salle !
 Déjà un mois de silence sur le blog... Non, aucune raison spéciale à cela. Juste un p'tit coup de barre, comme ça arrive de temps en temps à tous les bloggueurs. À chaque événement dans mes journées, l'envie d'en parler sur le blog, et puis le temps d'arriver sur le PC, j'étais déjà passé à autre chose, ou en train de jouer à Two Worlds... Un sympathique petit RPG qui n'a malheureusement pas l'humour d'un Oblivion - Shivering Isles mais un gameplay beaucoup plus intéressant, ce qui compense un peu... Ah, mais on me signale que je ne suis pas en mode "jeux vidéo" mais "cinéma et séries télé", donc je ferme la parenthèse. J'en reparlerai sans doute le jour où j'aurai terminé Gothic 3 pour donner mon avis sur tous ces petits jeux à la durée de vie monstrueuse... Je vais donc tenter de rattraper autant que faire se peut une partie du "retard" accumulé... Souhaitez-moi bon courage. Entre les voyages virtuels des contrées bucoliques de Two Worlds et ma balade en Provence, je fais aussi encore quelques promenades dans mon canapé ou dans les fauteuils de cinéma. Enfin, surtout dans mon canapé mais bon. Pirates des Caraïbes 3 (vu la semaine dernière) m'a complètement séduit de bout en bout. Je crois que Milady et moi sommes les seuls à avoir ouvertement adoré cet ultime volet, voire à l'avoir préféré au premier. Little Miss Sunshine (vu avec des mois de retard...), apologie de la lose (c'est Proust lui-même qui le dit, apparemment), est quant à elle une oeuvre attachante qui vaut bien la peine d'être vue mais trop prévisible et pas assez novatrice pour vraiment mériter d'être achetée en DVD... C'est vraiment la lose pour les producteurs, ça. Le Diable s'habille en Prada part d'un bon concept mais s'enlise rapidement dans le déjà lu, déjà vu et déjà entendu. Le film entier est porté par Meryl Streep, une fois n'est pas coutume.  En tout cas, le bouquin a dû fortement inspirer la série Ugly Betty, elle-même adaptée d'une série colombienne un peu cheap... La saison 1 américaine est drôlatique et souvent touchante. Un succès bien mérité. On se souviendra surtout des deux "méchants" hauts en couleurs (voir photo), qui sont dépeints avec bien plus de malice que le personnage principal, qui ne démérite pas pour autant. La fin de la saison 1 de Heroes était moins emballante, mais ça ne change rien au fait que cette série a démarré sur les chapeaux de roue et que c'est proprement génial de voir propulsé au rang de star un ancien animateur 3D chez ILM, reconverti acteur, et qui ne parle quasiment qu'en japonais sous-titré dans la série ! Triplement mérité, là, ne serait-ce que pour lui. Ah oui, et la saison 3 de Desperate Housewives vaut aussi le détour. Une première moitié dans la lignée des saisons précédentes, avec des mystères, des meurtres et autres délires, puis une seconde moitié plus calme, plus axée sur les relations entre les personnages... Les deux me conviennent très bien, merci les auteurs pour avoir osé écrire une série aussi délicieusement tordue !
Tu étais né pour ça. À peine sorti du biberon que tu te voyais déjà président. Toute ta vie, tu l'as consacrée à ne remplir qu'un seul objectif : monter en grade. Jusqu'au grade suprême. De jeune loup vif, nerveux et calculateur, tu es devenu l'ami des media pour mieux les contrôler. D'avocat tu es passé maire, puis ministre. Mais chaque jour qui passait, ton ambition était plus clair claire, plus nette, plus limpide : tu n'étais jamais satisfait de ta situation, tu voulais toujours plus. Tu te voyais avec un grand destin. Non pas celui de rendre la France meilleure, mais celui d'accéder au plus haut poste, avec tout son prestige associé. Te faire un nom et entrer dans l'Histoire, avec un grand H.  Pour ça, tu t'es battu pendant des années. Tu t'es posé en ennemi mortel de Chirac dès le début, pour canaliser vers toi tous les déçus du chiraquisme, trop porté vers le social au goût de ton parti. Ah, ça, on ne pourra pas te le retirer : tu t'es débrouillé comme un chef, donc ta victoire, tu la mérites. Comme Napoléon, tu as probablement appris à ne plus dormir que trois heures par nuit. Au stade où tu en es, tu dois sans doute carburer au Guronsan. Tu as réussi à mettre dans ta poche toutes les classes sociales, des ouvriers au MEDEF. Tu as même pu attirer dans ton camp des électeurs des deux extrêmes. Les jours impairs, tu citais les grandes figures socialistes, et les jours pairs, tu déclamais ton amour pour une France purifiée de son immigration non contrôlée. Ah, oui, qu'est-ce que tu aimes ça, le contrôle ! Ca a dû vraiment te faire mal au coeur, de lire toutes ces feuilles de chou parlant de tes déboires avec Cécilia. Tu es maître de son destin, il est impossible que tu ne puisses pas tenir sa petite famille... Non, tu as fait fi de tout ça. Tu t'es battu, tu as "changé" (de conseiller pour ton image), tu as sorti ton plus grand sourire de benêt et tu as dit tout et son contraire. Tu as promis n'importe quoi, en y mettant de temps en temps une bonne idée, histoire de faire passer la sauce. C'est sûr, tu as sorti le grand jeu. Le prime time sur TF1, paillettes et gros budget. Et aujourd'hui, c'est la France Star-Ac' qui a voté. Celle d'Amélie Poulain, celle des petits riens qui font tout le sel de la vie, elle est sortie elle aussi, mais personne ne l'a entendue. Les hauts-parleurs de TF1 étaient les plus forts. Johnny, Doc Gynéco, Steevie, Tapie, Berlusconi, ils ont l'habitude de gueuler dans le poste. "Regardez-moi, regardez-moi ! Enfin... Regardez-le, regardez-nous !" Les sages, eux, préféraient montrer du doigt la voie à suivre. Mais les singes n'ont regardé que le doigt d'honneur que leur tendait l'UMP. Il n'y a que ça qui leur parle. Plus c'est gros, mieux ça passe. Ça, tu l'as bien compris. Tu l'as admirablement utilisé. Et aujourd'hui, ces vingt ans de galère, ces vingt ans d'ambition, ces vingt ans à fleur de peau, ces vingt ans à subir les moqueries des Guignols et autres marionnettes du PS, tu les as oubliés : aujourd'hui, tu as atteint ton rêve. Tu l'as enfin eu, ce cadeau à côté duquel même la collection complète des Transformers passe pour une ringarderie de petit banlieusard fauché : la France. Alors maintenant que t'as pu y toucher, tu reposes ton jouet, et tu vas te chercher un autre passe-temps. Parce que ça va bien cinq minutes, hein, on t'aime bien et tout ça, mais on n'a pas que ça à faire, nous, ici. Y'a des gens qui aimeraient travailler tranquille, sans avoir un gosse qui traîne dans leurs pattes à trimballer son Kärcher et hurler à qui veut l'entendre qu'il est le shérif et qu'on est les Indiens. Ensemble, tout est possible, oui. Mais sans toi.
 Une interview de sir Shigeyasu Yamauchi en français, c'est suffisamment rare pour être signalé. Publiée à l'origine dans le magazine japonais Animage en 2000, elle est traduite par copain Skippy et publiée sur le blog de copain Arion. La première partie est consacrée à son dernier travail d'alors (le surprenant deuxième film de Digimon), et la deuxième parle de ses premiers travaux, parmi lesquels Saint Seiya. Une lecture obligatoire pour réaliser à quel point sir Yamauchi pense à ses films en des termes plus cérébraux que commerciaux. Ah, ça, ce n'est pas par hasard qu'on réalise des chefs-d'oeuvre comme Abel ou le Tenkai...  À part ça, le réalisateur est ressorti de sa tanière : le 26 mai on le verra dans l'épisode 33 de la série "Shijô saikyô no deshi Ken-ichi" ( http://www.tms-e.com/tv_movie/kenichi/), une série de, euh... baston... Qui ne me dit rien de spécial... Mais bon, attendons voir... Je ne connais personne dans le staff... Enfin personne d'intéressant, quoi. Sur cet épisode, Yamauchi tiendra le rôle de storyboarder et de directeur technique. Que du bon, donc. La série est produite par TMS, comme pour l'excellent Mushiking ! Bonne nouvelle donc. J'en profite du coup pour signaler que j'ai enfin regardé l'ultime épisode de Mushiking (j'avais acheté le DVD il y a des mois !), celui réalisé (comme pour le premier) par Yamauchi. Et qu'il est vraiment excellent. Les 5 premières minutes misent tout sur l'ambiance, et la musique est très belle. On y apprend aussi (enfin, on l'apprend plus tôt apparemment, mais comme j'ai rien regardé entre deux...) ce qu'il est advenu du père de Popo. Et, euh... Oui, il est encore en vie... Enfin, si on veut... Enfin bref, c'est un peu n'importe quoi, cet aspect-là du scénario...  Mais bon, on pardonne parce qu'il y a de très jolies gambettes dans ce dernier épisode...
 La magie de la télévision a fait son oeuvre : Kaamelott est devenu, l'espace d'une soirée, un téléfilm, comme si la série n'avait jamais été cette étrange accumulation d'épisodes courts et très enlevés, et qu'elle avait toujours pris la forme de longs-métrage à la plastique irréprochable et dignes des meilleures productions françaises en matière de budget. Que dire, sinon ces deux mots : WA-OUH !  On a ainsi pu découvrir des nouveaux personnages hilarants et extrêmement bien écrits (Alain Chabat, royal !), une prophétie (voir à gauche l'image montrée, et tout en bas celle du cliffhanger), de nouvelles musiques de qualité (toujours signées d'Alexandre Astier), des décors enneigés absolument somptueux (idée voyage : le Mont Gerbier de Jonc, en Ardèche), une direction artistique impeccable (sans compter les costumes, les maquillages, tous plus réussis les uns que les autres), une photo d'une clarté irréprochable... C'est clair, le Kaamelott des débuts nous paraîtra peut-être bancal après le visionnage du livre V. On est passés dans le monde des pros.  Le plus gros changement reste évidemment le rythme. Il est très rapide dans la série TV, ici Alexandre Astier s'est permis de prendre son temps... Ou presque. Le téléfilm relevant du simple exercice de re-montage de scènes préalablement tournées pour les épisodes stand-alone, on remarquera souvent des effets de montage qui masquent difficilement la "teneur" originale des plans. Mais qu'importe. Le résultat est quasiment sans défaut, et ceux qui les petites musiques de début et de fin d'épisode horripilaient n'ont plus à se plaindre.  Reste qu'il y a quelques petites surprises, quand on s'amuse à comparer les téléfilms avec la diffusion télé quotidienne (qui a démarré le lendemain, 1er mai, avec l'épisode "Les repentants"). Ainsi, l'épisode durait 7'10 (au lieu des 7' préalablement annoncées, soit dit en passant). Equivalent dans le téléfilm : 6'20. Il y a donc 50 secondes d'ajout, sous la forme d'une très drôle scène de lit entre Guenièvre et Arthur à propos de la venue de l'hiver. Plus surprenant, le début du téléfilm est constitué d'une minute de plans muets sur la cariole d'Orcanie, plans qui ne totalisent qu'une dizaine de secondes dans l'épisode 1. Au final on a donc environ 1'40 de scènes inédites dans l'épisode, et 50 secondes de plans inédits dans le téléfilm. Je sens que je vais passer du temps à comparer les deux versions à chaque nouvel épisode diffusé, moi...   En attendant, ce billet servira de "support" à vos commentaires sur les épisodes au quotidien. N'hésitez pas à partager vos déceptions et vos joies, ainsi qu'à mettre en valeur les petits détails que vous aurez remarqués dans les épisodes. Ils sont nombreux. Ne serait-ce que, par exemple, le fait que Perceval refuse catégoriquement de tenter de retirer Excalibur du rocher, alors qu'on sait tous (d'après un épisode d'un livre précédent) qu'il est le seul homme en dehors d'Arthur à faire "réagir" Excalibur quand il la prend en main. Reste que nous n'en saurons guère plus avant le mois de septembre, maintenant, puisque c'est pour la rentrée qu'est annoncée la deuxième moitié du livre V, qui n'a pas été abordé dans cette version longue. Quels seront les sorts de Lionel et surtout d'Arthur ? Vénec pourra-t-il continuer ses petites affaires ? Merlin sera-t-il enfin considéré comme un druide ? Mévanwi sera-t-elle confondue pour ses petites manigances ? Le duc d'Aquitaine nous réjouira-t-il de nouveau de sa présence ? Vous le saurez... Dans une éternité !
 Je viens de me rendre compte que je n'ai finalement jamais écrit ce magnifique, poignant et immanquable billet à propos du treizième et ultime volume de la série des Orphelins Baudelaire. Ledit magnifique, poignant et immanquable billet m'a en effet longuement trotté dans la tête, jusqu'à devenir, comme susmentionné, magnifique, poignant et immanquable. Et surtout complètement virtuel. Enfin bref, si jamais je n'ai jamais l'occasion de l'écrire, sachez que cette série était fabuleuse, et que la "grosse" surprise du dernier volume, c'est qu'il ne révèle quasiment aucun des "petits" secrets semés au fil des volumes, et que, loin d'être décevant à ce sujet, c'est surtout la première fois que cette absence de révélation est totalement jouissive et littérairement fondée ! Ca c'est du cliffhanger pour un billet virtuel. Voilà, c'était juste pour dire ça. Et aussi pour annoncer qu'un nouveau livre "périphérique" à la série vient de sortir : Horseradish: Bitter Truths You Can't Avoid!Un chapitre est disponible gratuitement ici. Je reçois ça, euh.... Ben, pas demain parce que c'est le premier mai... Mais cette semaine, quoi. Ca a l'air bien allumé, tout ce que j'aime chez Lemony Snicket
Voilà, il est prêt... Après un mois de travail, j'ai à peu près rempli tous les blancs et complété la base de données. Voici le site prog de mon blog, que nous appellerons Foxprog pour le différencier de Naologismes. Le site lui-même est encore en travaux.  Ca fait maintenant un bout de temps que je traîne mes guêtres sur quelques sites dédiés au rock progressif (voir les liens du blog). Une chose qui m'a particulièrement frappé est qu'il ne sont pas très accessibles au néophyte. Oh, bien sûr, on y explique ce que c'est (rock + années 70 + déconstruction musicale + inventivité + virtuosité), mais jamais par où commencer. Mettez du Magma dans l'oreille d'un non-connaisseur, il va vous rire au nez. Par contre, faites-le passer par les bons repères, dans l'ordre, sans brûler les étapes, et il finira par s'intéresser à ce courant, progressivement, comme le nom l'indique. C'est une musique au prime abord difficile d'accès, mais s'adressant autant au coeur qu'au cerveau, sa richesse est de ne jamais lasser ses auditeurs une fois qu'ils l'ont apprivoisée. Voici donc le but avoué de ce site : ne pas chercher l'exhaustivité, mais plutôt à vous faire suivre le même chemin que moi, à travers les artistes qui m'ont le plus marqué. La différence avec l'ancien système ? Tous les morceaux sont dans une base de données... Ce qui me permet de réaliser des statistiques précises sur les morceaux, ainsi que de les classer en catégories. Chaque morceau peut être dans plusieurs catégories à la fois, ce qui est plutôt pratique pour passer d'un morceau à un autre d'un clic... Il y a également des infos texte associées aux extraits, ainsi qu'aux auteurs eux-mêmes. De quoi bien mettre en valeur toutes les futures nouveautés du site. Je vous mettrai progressivement des nouveaux artistes et extraits en ligne, bien entendu. En attendant, vous pouvez commenter les morceaux et le site en lui-même, sous ce billet. Plus tard j'implèmenterai peut-être un système de notation des morceaux et de commentaires morceau par morceau, mais ça dépendra du succès du site. Allez hop, une petite visite pour le site ? Par où commencer ? Pourquoi pas par une balade dans les champs ? Ou une découverte de ce que les plus grandes stars de la musique ont à voir avec le progressif ? À moins que vous ne préfériez un historique du prog japonais ? Ou relire mon long topo sur Harmonium ? プログレは広大だわ...
Dimanche dernier, 20h... L'heure du passé décomposé. Après des mois d'attente, je vais enfin assister au concert de The Musical Box, qui consiste en une copie parfaite, jusqu'au moindre détail, des spectacles de Genesis donnés après la sortie de l'album Selling England by the pound. Auréolés d'une critique élogieuse, les Québécois de TMB m'avaient déjà conquis avant l'heure. Il faut dire que j'avais pu visionner leur spectacle sur le web... Et que ça m'avait convaincu à investir 80 euros dans une place au premier rang.  En route donc dans ma Naomobile (alias le pot de yaourt) vers les lointains horizons des années 70... La soirée commençait déjà bien. Après quelques embouteillages énervants, je trouve immédiatement une place pour me garer à Madeleine, et j'arrive à l'Olympia quelques minutes avant le début de la première partie.  À peine installé sur mon siège, que je découvre le groupe italien The Watch, qui fait de la musique originale complètement inspirée du style Genesis de l'époque Peter Gabriel. Celle qui intéresse tous ceux présents dans la salle, donc... Le public est vite emballé, cette petite demi-heure nous a mis l'eau à la bouche. Seul bémol pour moi, j'étais installé juste derrière un caisson de basse, et le son était vraiment assourdissant. Mais j'étais à peine à deux mètres du chanteur ! Une claque... Entracte. La classe, les carré or ont droit à une consommation light gratuite. Je fais donc la queue pour mon coca (bigre, ils sont nombreux finalement, les carré or), et me prépare psychologiquement pour la suite, tandis que dans la salle on entend en bruit de fond la première partie d'un Tubular Bells du meilleur goût... Me voici rentré... Le caisson de basse à disparu, les instruments sont maintenant placés au fond de la scène, mes oreilles en sortiront reconnaissantes. Et c'est parti pour deux heures de bonheur... Tout y était. Reproduction conforme des concerts français de Genesis, on a donc un Québécois, francophone donc, qui chante avec un parfait accent anglais, et fait ses narrations dans un français surréaliste, comme celui de Peter, le ponctuant parfois par des mots d'esprit en anglais... Copier-coller ? Non, respect absolu du génie de l'ange Gabriel. De quoi relancer le débat des tribute bands : reproduire en concert les spectacles les plus réussis du passé, c'est leur rendre hommage comme on rend hommage aux compositeurs classiques en reprenant fidèlement leurs opéras.  Deux heures de spectacle, donc. Silence total pour moi. Je connais ces musiques sur le bout des doigts, et ces derniers ne peuvent s'empêcher de suivre en rythme le long de mon corps. Je n'ai jamais été en transe aussi longtemps. Mais il faut garder tous ses sens éveillés, pour ne pas en rater une miette, parce qu'on le sait bien : ce genre de moment-là, on ne le vit pas tous les jours... Je crois que c'était un peu pareil pour tout le monde. Le public, jeunes comme seniors, était acquis d'avance à la cause de TMB, mais ces derniers ont tout fait pour qu'on ne sorte pas de là déçus. Et le grand jeu, ça vous marque. Genesis ? J'ai commencé par être totalement indifférent à leur musique... Mais après ça, comment ne pas leur garder une place spéciale au fond du coeur, et reconnaître enfin que leur succès à l'époque n'était pas volé ? Car au-delà de ces superbes musiques (TMB, Supper's Ready, Fifth of Firth, etc.), au-delà de l'interprétation démentielle des cinq membres du groupe (TMB ou Genesis, même combat : virtuoses ou rien !), le plus marquant c'est forcément l'âme qui ressort des spectacles, les diapos hypnotiques, les flammes de l'apocalypse, le ton monotone de la narration, la jubilation théâtrale de Peter Gabriel et ses costumes complètement barrés... Je suis arrivé seul et je suis reparti seul, dans le froid de la nuit, mais la tête pleine de la chaleur partagée par ce groupe incroyable... Je ne sais pas qui de TMB ou de Genesis je dois le plus remercier, mais une chose est sûre, la musique en est sortie grandie, et j'ai eu moi aussi, l'espace de deux heures, ce dont mon jeune âge m'avait injustement privé : le summum du rock progressif des années 70 en concert. From Genesis to Revelation...
|